L’inimaginable devient à présent réalité quand une entreprise chinoise envisage de créer un robot de gestation. Après les loups robots, la Chine prévoit un robot humanoïde de grossesse qui peut donner naissance à un bébé.
L’entreprise en question n’est autre que Kaiwa Technology et a comme projet de placer un utérus artificiel dans l’abdomen d’un humanoïde.
Il faudra en effet du liquide amniotique artificiel et des nutriments qu’ils vont administrer par tuyau pour que le fœtus puisse se développer.
La période de gestation va durer 10 mois et le prix du lancement du robot sera de 100 000 yuans, soit un peu moins de 12 000 euros.
Peu de temps après l’annonce, le programme a vite provoqué un débat intense. Il y a ceux qui ont trouvé l’espoir de devenir parent, et ceux qui y trouvent un trouble éthique.
En quoi ce robot humanoïde de grossesse se distingue-t-il d’un simple incubateur artificiel ?
À titre d’information, c’est lors de la Conférence mondiale sur la robotique de Pékin que Zhang Qifeng de Kaiwa Technology a présenté pour la première fois ce robot humanoïde de grossesse.
« Pourtant, ce n’est pas qu’un simple incubateur », indique l’ECNS, la China News Service. Il s’agit d’un humanoïde, soit d’un robot dont le corps ressemble à celui d’un humain.
L’abdomen de celui-ci est d’ailleurs équipé d’un utérus artificiel qui a la capacité de reproduire tout le processus de gestation, de la conception du bébé à l’accouchement.
Le fœtus va ensuite se développer dans un liquide amniotique artificiel et va grandir grâce à l’injection de nutriments par tuyau.
« La prochaine étape consiste à intégrer la technologie à une forme humanoïde », affirme le Dr Zhang.
Le prototype devrait alors voir le jour d’ici un an. Mais avant, Qifeng doit encore établir le cadre juridique et législatif du projet avec les autorités de Guangdong.
Chinas Kaiwa Technology has developed a robot with an artificial womb inside a robotic abdominal module that could carry a full 10-month pregnancy and even give birth to a live baby.
— Michael King ???????????????????????? (@miketheking1517) August 15, 2025
CEO Zhang Qifeng claims they have already tested this abominable technology on animals. https://t.co/dUqL32D114 pic.twitter.com/wgCFx6zqhc
Le projet a déjà porté ses fruits en 2017
Les recherches sur les utérus artificiels avancent à grands pas et laissent entrevoir des perspectives étonnantes.
En 2017, une équipe de scientifiques de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie avait déjà réussi à maintenir en vie un agneau né prématurément.
Placé dans un biobag, une poche transparente remplie d’un liquide proche du fluide amniotique, l’animal a pu se développer pendant plusieurs semaines.
Il a ensuite été relié à un cordon ombilical artificiel pour recevoir les nutriments et l’oxygène par un système de perfusion.
Et après un mois, l’agneau avait même commencé à produire de la laine.
Pour l’instant, ces dispositifs s’apparentent davantage à des incubateurs néonatals améliorés.
Ils permettent de soutenir la vie après une partie de la gestation, mais ne reproduisent pas encore toutes les étapes d’une grossesse naturelle.
C’est là tout l’enjeu ! C’est-à-dire rendre possible, non seulement la survie après une naissance prématurée, mais aussi la fécondation, l’implantation et le développement complet d’un fœtus dans un environnement artificiel.
Or, cette ambition soulève encore de nombreuses questions scientifiques, éthiques et juridiques.
Comment garantir le bon déroulement d’une grossesse sans utérus humain ? Quelles seraient les implications sociales d’une telle technologie ?
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