Les machines intelligentes adoptent une forme malléable. Découvrez comment la start-up Morph fusionne le matériel et l’esprit informatiques.
La plupart des ingénieurs se concentrent uniquement sur les logiciels de l’intelligence artificielle. Pourtant, la jeune entreprise londonienne Morph choisit une voie totalement opposée. Elle place directement des capteurs intelligents dans des matériaux déformables. Ainsi, cette technologie novatrice redéfinit complètement la conception des robots autonomes. De surcroît, cette approche globale bouscule profondément nos repères technologiques.
L’union de la matière et de l’esprit
Les scientifiques s’inspirent de la nature pour développer cette IA physique en temps réel. De fait, les pieuvres montrent une agilité biologique incroyable grâce à leur anatomie. Morph reproduit ce modèle biologique, puis implante des algorithmes adaptatifs partout. En conséquence, les cellules robotiques perçoivent leur environnement pour changer de forme. Les anciens systèmes rigides ne possèdent pas une telle flexibilité naturelle.
Une boucle d’apprentissage permanent
Des modèles vivants pour apprendre
Le dirigeant Jean Nehmé compare cette évolution à celle d’un jeune enfant. En réalité, le bébé teste ses mouvements avant d’ajuster ses actions futures. Les cellules sensorielles souples de la structure imitent exactement ce processus. De plus, la matière apprend en continu pendant toutes les interactions réelles. Donc, cet apprentissage par l’expérience directe imite la biologie humaine.
La puissance informatique moderne
Autrefois, la modélisation mathématique des fluides restait un problème technique insoluble. Mais les nouveaux investissements des hébergeurs cloud modifient profondément la situation. Désormais, des entreprises, comme Google, soutiennent activement ces modèles de calcul performants. NVIDIA participe également à cet effort technologique avec ses processeurs puissants. De cette manière, les créateurs simulent parfaitement l’actionnement hydraulique des robots. Les ingénieurs valident ainsi les prototypes virtuels avant leur production matérielle.
Une sécurité accrue pour les humains
La robotique souple utilise des composants élastiques pour éviter les accidents de travail. En fait, les bras articulés métalliques blessent parfois les techniciens des usines. Morph développe donc des revêtements doux adaptés aux contacts physiques quotidiens. Ces enveloppes déformables absorbent les impacts imprévus pour protéger efficacement les personnes. Les modèles humanoïdes intègrent cette technologie afin de sécuriser la collaboration directe. Cette souplesse mécanique assure finalement une excellente cohabitation entre l’homme et l’automate.
Des applications commerciales multiples
Le secteur médical en première ligne
Cette ancienne chirurgienne de métier oriente naturellement ses premières applications vers la médecine. C’est pourquoi la plateforme cible en priorité le développement des performances sportives. Par ailleurs, ces outils apportent une aide précieuse pour la prévention des blessures. Ces systèmes adaptatifs soutiennent aussi la mobilité des patients alités.
Une expansion vers de nouveaux marchés
La start-up ne limite pas ses innovations au seul domaine de la santé. En conséquence, son matériel programmable intéresse aussi le secteur de l’automobile moderne. Les fabricants intègrent volontiers ces revêtements intérieurs intelligents dans les habitacles. De même, la sécurité industrielle représente un débouché économique particulièrement important. Morph collabore activement avec les entreprises pour diffuser sa technologie logicielle. Ensuite, des partenariats stratégiques naîtront avec des acteurs de tous les continents.
Un écosystème d’investisseurs variés
Plusieurs structures financières soutiennent l’entreprise depuis sa sortie de phase confidentielle. On peut repérer notamment les célèbres fonds 8VC et Valia Ventures. Ces alliés apportent une forte crédibilité sur le marché des technologies. De ce fait, leur appui accélère le déploiement commercial de ces composants souples. Par ailleurs, le musicien Pharrell Williams participe également au financement de cette aventure robotique. En réalité, cette star mondiale possède déjà de nombreux automates personnels. De plus, Jean Nehmé apprécie ses conseils originaux durant leurs discussions. Hormis cela, les perspectives extérieures bousculent positivement les chercheurs pour stimuler la recherche. En somme, le partage d’idées variées demeure indispensable pour créer demain.
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