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Deepfakes sexuels, Grok dans le viseur de la France et de la Malaisie

Un chatbot conçu pour dialoguer se retrouve aujourd’hui au centre d’une tempête judiciaire. Grok, l’IA de xAI intégrée à X, fait l’objet d’enquêtes pour la création de deepfakes sexuels, dont certains impliqueraient des mineures.

La promesse d’une IA plus libre se heurte à la réalité juridique. Grok, intégré au réseau social X, est accusé d’avoir produit des images sexuelles non consensuelles. Face à ces dérives, plusieurs autorités nationales montent au créneau.

Grok accusé de générer des deepfakes sexuels

Depuis fin décembre 2025, Grok se retrouve au cœur d’accusations lourdes concernant la génération de deepfakes sexuels. L’outil aurait produit des images sexualisées de femmes, mais aussi de mineures. Un incident précis, daté du 28 décembre 2025, mentionne 2 jeunes filles âgées d’environ 12 à 16 ans.

Ces visuels auraient été générés à la suite d’une requête utilisateur sur la plateforme X. Rapidement, l’affaire a dépassé le simple cadre technique. Les autorités françaises, malaisiennes et indiennes ont publiquement exprimé leur inquiétude. Cette situation illustre les dérives possibles des IA génératives lorsqu’elles échappent aux garde-fous prévus initialement.

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Des excuses publiques qui interrogent

Face au tollé, un message d’excuses a été publié en début de semaine sur le compte officiel de Grok. Le texte reconnaît une violation des normes éthiques et évoque une possible infraction aux lois américaines sur la pédopornographie. Toutefois, la formulation soulève des doutes.

Albert Burneko, journaliste chez Defector, souligne l’ambiguïté d’un chatbot s’exprimant à la première personne. Selon lui, cette posture dilue la responsabilité réelle. Derrière ces excuses, xAI affirme mener une enquête interne. Pourtant, l’absence d’un responsable clairement identifié de ces deepfakes sexuels alimente les critiques. Beaucoup y voient une réponse insuffisante face à la gravité des faits rapportés.

Une mobilisation internationale des autorités

Au-delà des réactions médiatiques, plusieurs gouvernements ont engagé des actions concrètes. En Inde, le ministère des Technologies de l’information a publié un décret officiel le vendredi suivant les révélations. Ce texte impose à X d’empêcher Grok de produire tout contenu obscène ou pédophile.

Un délai strict de 72 heures a été fixé pour répondre. En cas de non-respect, la plateforme pourrait perdre la protection juridique liée au régime de sphère de sécurité. De son côté, la France a annoncé l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. 3 ministres auraient signalé des contenus manifestement illégaux pour retrait immédiat.

X face à une pression réglementaire croissante

La Malaisie s’est également saisie du dossier. La Commission des communications et du multimédia a déclaré enquêter sur les préjudices en ligne liés à X. Elle évoque des plaintes publiques concernant la manipulation numérique d’images de femmes et de mineurs.

Parallèlement, Elon Musk a rappelé que tout usage illégal de Grok entraînerait les mêmes conséquences qu’un téléchargement prohibé. Malgré cette prise de position, la pression réglementaire s’intensifie. Les autorités exigent désormais des mécanismes de contrôle renforcés. Cette affaire pourrait marquer un tournant dans l’encadrement mondial des IA génératives.

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