L’IA en production confronte les entreprises à des difficultés qui dépassent largement la performance des modèles. Données, sécurité, coûts et responsabilités seront au centre de Big Data & AI Paris 2026.
Après plusieurs années de tests, l’IA entre dans une phase plus exigeante. Les entreprises ne cherchent plus seulement à valider une démonstration technique. Elles veulent intégrer des agents à leurs opérations, sans fragiliser leurs systèmes ni perdre le contrôle sur leurs données. Big Data & AI Paris 2026 placera cette transition au cœur de son programme, les 15 et 16 septembre à Paris Expo Porte de Versailles.
Des agents capables de fonctionner sous forte charge
Le passage du prototype à l’IA en production révèle vite les limites des premières expérimentations. Un agent efficace dans un cadre restreint peut perdre en fiabilité lorsqu’il traite des volumes élevés, accède à plusieurs outils ou interagit avec des données sensibles. Les entreprises doivent donc revoir leurs architectures, leurs règles d’accès et leurs mécanismes de contrôle.
Bouygues Telecom et ILLUIN Technology présenteront un déploiement appliqué à plus de 25 millions d’appels clients par an. Ce cas doit montrer comment des agents ont rejoint des assistants conversationnels utilisés sur plusieurs canaux. L’enjeu concerne aussi la stabilité du service, la rapidité des réponses et l’intégration aux processus déjà en place.
La donnée reste le socle de l’IA en production
La qualité d’un agent dépend directement des informations qu’il peut consulter. Des données incomplètes, mal classées ou difficiles d’accès réduisent la pertinence des réponses. Elles peuvent aussi créer des erreurs difficiles à détecter. La mise à l’échelle exige donc un socle data fiable, documenté et soumis à des règles précises.
Emilie Pierre-Desmonde, directrice de Big Data & AI, résume ce lien sans détour : les agents ne peuvent pas être industrialisés séparément du patrimoine de données de l’entreprise. Selon elle, architecture, sécurité, gouvernance et création de valeur doivent progresser ensemble.
Probabl détaillera les compétences statistiques nécessaires dans les workflows de data science. Ekino traitera de la construction d’une plateforme agentique pilotable et de ses coûts. GENCI présentera AI Factory France, une offre d’infrastructures et de services souverains soutenue par Inria.
Gouvernance, sécurité et valeur sous surveillance
Plus les agents disposent d’autonomie, plus la responsabilité devient sensible. Les entreprises doivent définir les décisions délégables, les validations humaines et les recours possibles après une erreur. La conformité à l’AI Act, la détection des biais et la traçabilité des actions feront partie des sujets étudiés.
La valeur produite reste tout aussi décisive. EDF expliquera comment le groupe organise ses déploiements et mesure leur retour sur investissement. Crédit Agricole, AXA France, Airbus et Renault Group participeront aussi aux échanges annoncés.
Le défi ne consiste plus à prouver que les agents IA fonctionnent. Il faut démontrer qu’ils peuvent servir durablement les opérations, avec des coûts maîtrisés, des données sûres et des responsabilités clairement établies.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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