Ce n’était qu’une hypothèse au début, mais c’est aujourd’hui confirmé. De plus en plus de jeunes n’arrivent pas à trouver un emploi à cause de l’IA. Stanford a même publié une étude incluant des données qui prouvent que l’intelligence artificielle est train de priver les jeunes d’entrer sur le marché du travail.
L’article en question a été publié mardi dernier, sous l’égide de trois économistes du Digital Economy Lab de l’Université de Stanford.
L’étude indique que les jeunes de 22 à 25 ans ont du mal à trouver un emploi, avec une baisse de près de 13 % pour ceux en début de carrière.
Il s’agit ici des secteurs qui sont les plus exposés à l’IA. Mais ceux qui sont les moins exposés connaissent une croissance.
En réalité, ce n’est pas l’IA qui a pris leur place, bien que vrai dans certains cas. C’est plutôt le fait de ne pas avoir de compétences en intelligence artificielle qui les empêche de trouver un emploi.
Mais les conséquences sont tout de même notables
Il y a certainement des emplois que l’IA ne pourra jamais remplacer. Je parle ici des professions telles que les aides à domiciles.
Mais quoi qu’il en soit, l’impact de l’IA commence à se ressentir et les jeunes en début de carrière se confrontent à une disproportion.
Certains PDG indiquent même dans le rapport du Digital Economy Lab que l’IA va prendre la place des jeunes débutants pour accomplir les tâches à leur place.
Quitte à dire que les jeunes diplômés se transforment en une génération perdue si l’on n’arrive pas à adapter certaines normes et politiques.
Pourtant, malgré le fait que certains dirigeants aient tiré la sonnette d’alarme, d’autres ne blâment pas pour autant l’IA sans données tangibles.
D’où l’importance de cette étude de l’Université de Stanford qui indique que la menace est bel et bien réelle. Et les jeunes diplômés s’inquiètent réellement de leur avenir.
#Apprentissage | 🎓 C'est la rentrée… Et pourtant de nombreux jeunes sont encore à la recherche d'un contrat en apprentissage.
— Ministère du Travail et de l'Emploi (@Travail_Gouv) September 1, 2025
En tant qu’employeur, vous avez un rôle clé à jouer : transmettre vos savoir-faire, former aux métiers de demain, et accompagner des jeunes vers… pic.twitter.com/nXxrQ1JItH
Pas d’inquiétudes du côté des travailleurs âgés
Dans le cadre de cette étude, les chercheurs de l’Université de Stanford ont comparé les données relatives à l’emploi depuis la fin de l’année 2022 jusqu’au début du second semestre 2025.
Selon les résultats, on constate une diminution d’emplois disponibles pour les jeunes diplômés en début 2023. En particulier du côté des entreprises qui ont adopté l’IA.
Par contre, l’IA n’a pas eu d’impact chez les travailleurs âgés et expérimentés. L’étude indique même que contrairement à la baisse d’emploi disponible pour les jeunes âgés de 22 à 25 ans, il y a une hausse pour les emplois des travailleurs de 35 à 49 ans.
Les chercheurs expliquent cette statistique par la capacité de l’IA à accomplir les tâches de base, celles que les travailleurs âgés sont censés gérer.
Il est donc question de manque de formation pour ces jeunes. Sinon, la main d’œuvre se confrontera à un avenir plus sombre.
Automatisation : une opportunité pour les entreprises, un obstacle pour l’emploi
Il n’y a presque plus d’entreprises qui n’adoptent pas l’IA dans le but d’automatiser les tâches chronophages.
Si certaines entreprises ont remplacé partiellement la charge de travail par l’IA, d’autres ont décidé de substituer complètement leurs salariés.
Pourtant, en tant qu’outil, on ne devrait pas utiliser l’IA comme un simple instrument d’automatisation.
Je dirai que pour qu’elle puisse apporter des changements positifs, on devrait trouver une meilleure utilisation de cette technologie.
Comme l’augmentation de notre productivité tout en gardant notre emploi, surtout pour nous, travailleurs.
Ou encore, et je réitère, former les jeunes diplômés à l’IA pour qu’ils aient la chance et l’opportunité de se faire une place dans ce monde dans lequel l’intelligence artificielle est présente partout.
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