La confidentialité reste le plus grand défi des géants de l’IA. Mais Proton vient de lancer un modèle qui stocke nos données en local, sur nos appareils. Le modèle en question répond au nom de Lumo et utilise le cryptage à accès zéro.
Le lancement de Lumo, le nouvel assistant IA, visé à préserver notre confidentialité, donc celle de nos données.
Comme les autres chatbots, dont ChatGPT d’OpenAI, Lumo a la capacité d’analyser des documents, de rédiger du code, ainsi que des mails.
En réalité, Proton va générer une clé de sécurité à chaque utilisateur pour pouvoir consulter ses conversations et le contenu qu’il génère avec le chatbot.
L’entreprise ne peut donc pas accéder à nos données ni les partager avec des entreprises tierces. Proton n’a même pas la possibilité de former son modèle avec nos données, contrairement à OpenAI.
Des conversations protégées de bout en bout avec Lumo
Outre le protocole à zéro accès, Proton utilise également le chiffrement TLS pour protéger nos échanges avec Lumo.
Les messages sont alors codés de façon asymétrique, et seuls les serveurs GPU de Lumo peuvent les lire.
Le porte-parole de Proton, Besty Jones, précise que cette méthode sécurise les requêtes et les réponses durant le transfert.
Le contenu est déchiffré uniquement quand c’est nécessaire, et les conversations enregistrées restent accessibles uniquement à l’utilisateur.
Côté vie privée
Lumo peut effectuer des recherches sur Internet, mais cette option est désactivée par défaut. Proton veut ainsi garantir un niveau de confidentialité élevé.
Si vous décidez l’activer, Lumo utilisera des moteurs de recherche qui respectent votre vie privée.
Par ailleurs, l’outil peut analyser les fichiers envoyés, mais sans conserver d’informations sur leur contenu.
Il est aussi possible de connecter des fichiers stockés dans Proton Drive. Selon Proton, ces documents restent chiffrés de bout en bout, même lorsqu’ils sont utilisés avec le chatbot.
La meilleure alternative à ChatGPT, Gemini et Meta AI
Grâce à Lumo, Proton se présente comme la meilleure alternative aux outils d’IA développés par les grands noms du secteur, comme ChatGPT, Meta AI, Gemini ou encore Microsoft Copilot. Surtout en matière de sécurité de données.
Dans un communiqué, Andy Yen, fondateur et PDG de Proton, critique ces entreprises. Selon lui, elles utilisent l’intelligence artificielle pour récolter des données sensibles et renforcer un modèle de surveillance à grande échelle.
À l’inverse, explique-t-il, Lumo veut remettre l’humain au centre, loin des logiques de profit, comme le fait aujourd’hui OpenAI.
Un modèle pour chaque question
Lumo fonctionne grâce à plusieurs grands modèles de langage open source, hébergés sur les serveurs européens de Proton.
Parmi eux, il y a Nemo de Mistral, Mistral Small 3, OpenHands 32B de Nvidia ou encore OLMO 2 32B, développé par l’Allen Institute for AI.
Le chatbot va ensuite sélectionner automatiquement le modèle le plus adapté à chaque requête que vous saisissez.
Notamment les questions liées au code sont prises en charge par OpenHands, qui est spécialisé dans la programmation, comme l’a précisé Betsy Jones.
Accès gratuit ou abonnement, que choisir ?
Lumo est déjà disponible sur le site lumo.proton.me ou via son application mobile pour iOS et Android.
Sans compte, l’accès est limité à 25 questions par semaine et l’historique des échanges n’est pas sauvegardé.
Avec un compte gratuit, les utilisateurs peuvent poser jusqu’à 100 questions chaque semaine, consulter un historique chiffré, envoyer de petits fichiers et enregistrer quelques conversations en favoris.
Pour aller plus loin, l’abonnement Lumo Plus à 12,99 dollars par mois donne accès aux chats illimités, à un historique complet, à des favoris sans restriction et à l’envoi de fichiers plus lourds.
- Partager l'article :

