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Le projet de développer un drone équipé d’un Taser abandonné

Le drone équipé de Taser d'Axon

Après que l’entreprise a dévoilé son projet de développer un drone équipé d’un taser, plusieurs membres du comité éthique ont démissionné.

Certains pensent que les armes autonomes offrent un avantage stratégique tandis que d’autres voient en elles une menace. Axon se positionne dans le premier camp et a annoncé en mai son projet de développer un drone équipé de taser. Mais la suite des événements a fait que l’entreprise revienne sur sa décision.

Un projet de drone à taser pour sécuriser les écoles ?

Axon est une entreprise qui développe des dispositifs et des logiciels de maintien de l’ordre aux forces de l’ordre aux États-Unis. Quelques jours après la fusillade de masse survenue dans une école au Texas, Rick Smith, le PDG, avait annoncé son projet de développer un drone équipé de taser. L’objectif déclaré était de limiter l’utilisation des armes à feu pour neutraliser un tireur actif. Par ailleurs, dans son annonce, il a évoqué le déploiement du dispositif dans les écoles

Cependant, aux dernières nouvelles, Smith aurait fait une déclaration selon laquelle le projet aurait été suspendu. La décision survient après la démission de plusieurs membres du comité éthique de l’entreprise suite à l’annonce faite précédemment.

Un projet controversé

L’idée du drone équipé d’un pistolet taser est née en 2016 et a été présentée au comité éthique l’année dernière. Il y a quelques jours, le comité aurait voté 8 contre 4 pour annuler le projet. L’annonce de Rick Smith était donc une surprise. Résultat : neuf des douze membres ont démissionné tandis qu’un autre membre opposé à l’idée est resté dans l’espoir de pouvoir influencer la décision de l’entreprise.

Selon les membres démissionnaires, de telles armes présenteraient plus une menace qu’un avantage. Ils citent notamment l’aggravation de l’injustice raciale, l’atteinte à la vie privée et la création d’armes plus mortelles. Par ailleurs, ils remettent en question l’efficacité d’un drone dans certaines situations.

Le simple fait d’autoriser l’utilisation d’une arme, létale ou non, dans une école est tout simplement une idée inconcevable, d’après l’un des neuf. Mais c’est surtout le fait d’avoir fait une annonce avant le rapport officiel du conseil qui était décisif pour eux.

Notons que le comité avait déjà convaincu Axon d’abandonner la reconnaissance faciale en 2019. Avec ce nouveau, l’entreprise pourrait reconsidérer plus sérieusement les questions éthiques et leur façon de penser, d’après Smith.

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