Trump veut supprimer les régalements de l’IA et investit 500 milliards pour dominer le marché mondial

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La course à l’IA s’intensifie. Et de pus en plus d’entreprises s’inquiètent de ce que cette technologie pourrait faire à l’humanité. Yoshua Bengio, un des parrains de l’IA, tire d’ailleurs la sonnette d’alarme. Il souligne que l’IA pourrait conduire vers la fin de l’humanité. Et aux États-Unis, si Donald Trump accélère la course aux armements de l’IA, Bengio appelle les entreprises à suspendre le développement de modèles d’intelligence artificielle.

Elon Musk, patron de xAI, n’est pas de cet avis. Pour lui, Grok 5 sera le modèle le plus susceptible d’atteindre l’AGI.

Et Yoshua Bengio, aussi prix Nobel de l’informatique, ajoute que l’IA a aujourd’hui cette capacité de tromper ses utilisateurs.

On a vu cela dans les hallucinations des récents chatbots. Comme ChatGPT qui a conduit un jeune utilisateur à se suicider.

Une technologie bien plus intelligente que l’être humain

« Toutes les entreprises d’intelligence artificielle veulent dominer le marché en développant des modèles plus intelligents que l’être humain », a déclaré Bengio.

Ce qui veut dire que si cela va arriver, les prochains modèles auront la capacité d’auto-préservation. Et la singularité technologique ne sera plus un mythe.

Le problème, c’est qu’après, l’IA pourrait facilement influencer ses utilisateurs. Et cela par plusieurs approches. Notamment la manipulation de l’opinion publique, les menaces, ou la persuasion.

Bengio a donné un exemple de ce qui pourrait arriver en mentionnant que ChatGPT peut nous aider à créer des armes biologiques.

Ce n’est pas tout, à force que l’IA progresse en termes d’intelligence, les risques augmentent. « Et même si la chance que cela se produise est assez mince, on ne pourra pas accepter que l’IA détruise l’humanité », ajoute Bengio.

Les entreprises s’inquiètent de leur avenir

Dans un article publié par le Wall Street Journal, Yoshua Bengio souligne que la majorité des entreprises sont inquiètes de l’impact de l’IA. En particulier les travailleurs.

Ce qu’il faut faire d’après lui, c’est de vraiment examiner les mécanismes de sécurité internes des entreprises d’IA comme OpenAI.

Il faut également rassurer les utilisateurs que les systèmes d’IA qu’ils utilisent soient dignes de confiance.

En d’autres termes, Bengio exige que ces entreprises appliquent les mêmes exigences que celles imposées par le gouvernement américain.

Mais ce ne sera possible que si les acteurs prennent conscience des risques qui pourraient survenir pour les utilisateurs.

Autrement, les catastrophes seront inévitables. Et ils pourront survenir plus tôt que prévu, notamment d’ici 5 ans d’après Bengio.

Yoshua Bengio, parrain IA
©Getty

Mais le président américain veut à tout prix supprimer les barrières réglementaires

Malgré les avertissements de Bengio, le gouvernement fédéral veut à tout prix éliminer toutes les barrières réglementaires qui encadrent le développement des modèles d’intelligence artificielle.

Et pour Donald Trump, le président actuel, l’objectif est de lancer une course à l’armement dans le but de dominer l’IA.

Il encourage même les acteurs à développer des modèles d’IA qui reflètent vraiment leurs idéologies, sans exiger de limites.

Trump va même jusqu’à signer un décret qui entre dans le cadre d’une stratégie nationale visant à placer les États-Unis en position de leader mondial de l’intelligence artificielle.

Concrètement, le texte prévoit d’écarter des institutions publiques toute forme d’intelligence artificielle militante.

Le décret impose également aux administrations de ne pas collaborer avec des entreprises qui ne respecteraient pas la définition gouvernementale de la quête de vérité et de la neutralité idéologique.

Ce qui veut dire que la décision de président américain vise directement les modèles de langage les plus connus. Notamment ceux d’OpenAI et d’Alexa d’Amazon.

Un vaste système de surveillance en construction aux États-Unis

Je tiens à rappeler que Washington a ordonné aux agences fédérales de se limiter à l’achat de modèles linguistiques capables de fournir des réponses fiables et exempts de tout parti pris idéologique.

Dès son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump a présenté un plan de 500 milliards de dollars impliquant OpenAI, SoftBank et Oracle pour développer l’infrastructure américaine de l’intelligence artificielle.

Il a également soutenu l’implantation de supercalculateurs NVIDIA aux États-Unis et annoncé un investissement de 92 milliards de dollars, porté par des acteurs tels que Blackstone, Google et FirstEnergy, dans l’IA et l’énergie.

Parallèlement, les agences fédérales déploient une série d’outils destinés à bâtir un système de surveillance de grande ampleur, perçu par certains comme une manifestation d’un agenda technocratique et autoritaire.

Et l’administration insiste sur la protection de la propriété intellectuelle, jugée essentielle pour encadrer l’évolution des technologies d’IA.

Quelques jours seulement après la publication d’un rapport détaillé sur l’intelligence artificielle par le Copyright Office, son directeur a été démis de ses fonctions.

Le document en question soulevait notamment des inquiétudes quant à l’utilisation, par les systèmes d’IA, d’œuvres protégées par le droit d’auteur.

Pour le député démocrate Joe Morelle, le timing ne laisse aucune place au doute. Selon lui, le licenciement est directement lié au refus de la responsable de valider, sans débat, les initiatives d’Elon Musk.

À titre d’information, celles-ci visent à exploiter des collections entières d’œuvres sous copyright pour entraîner des modèles d’IA.

Face à cette situation, Morelle et plusieurs élus démocrates de la Chambre ont demandé à l’inspecteur général de la Bibliothèque du Congrès d’ouvrir une enquête officielle.

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