Selon son récent communiqué, Anthropic a publié une nouvelle étude sur le marché du travail. L’entreprise estime que l’IA menace les métiers d’une manière spécifique. En effet, l’étude compare les capacités théoriques des algorithmes avec les utilisations réelles par le grand public. Les résultats publiés par l’entreprise contredisent les idées reçues habituelles sur la sécurité de l’emploi.
On a toujours supposé que l’IA s’attaquerait d’abord aux métiers répétitifs et peu qualifiés. Cependant, selon l’étude publiée par Anthropic, la carte du risque professionnel est bien différente. Les chercheurs ont analysé des millions d’interactions réelles avec Claude. L’utilisation de cet agent apporte un grand avantage par rapport aux études purement académiques. Ce qu’ils ont observé bouscule les schémas classiques.
Quelle méthode Anthropic a-t-elle utilisée pour évaluer le risque professionnel ?
Selon l’étude, les chercheurs ont analysé ce que les utilisateurs demandaient réellement au quotidien. Anthropic n’a pas demandé à son modèle ce qu’il était capable de faire en théorie. Cette distinction est fondamentale.
Un modèle peut techniquement rédiger du code, analyser des contrats ou produire des rapports financiers. Cependant, si personne ne sollicite l’outil pour ces tâches, le risque pour ces métiers reste spéculatif. En combinant capacités réelles et données d’usage concrètes, Anthropic a construit une cartographie beaucoup plus claire du risque de l’IA sur les métiers.
Les développeurs et managers sont-ils vraiment exposés à l’IA ?
Oui, et bien plus que prévu. Selon l’étude Anthropic, les développeurs arrivent en tête des profils qui sollicitent le plus l’IA. La programmation fait ainsi partie des métiers les plus vulnérables aux remplacements de l’IA. Même constat pour les métiers de la vente et du management. L’IA y est déjà intégrée dans les workflows quotidiens.
L’IA absorbe les tâches à faible valeur ajoutée comme la rédaction de rapports, tri de données, réponses standardisées. Elle change la manière dont les professionnels apportent leur valeur ajoutée. Ce phénomène bouscule déjà l’ensemble des métiers du digital. Ce n’est donc pas une menace abstraite. C’est une transformation mesurable, dès aujourd’hui. Cette situation a aussi fait naître de nouveaux métiers de l’IA pour ceux qui s’adaptent rapidement à ces nouveaux outils.
Les métiers physiques : les profils les moins touchés par l’IA
À l’opposé du spectre, les métiers manuels s’en sortent mieux. Selon l’étude Anthropic, cuisiniers, mécaniciens et barmen figurent parmi les profils les moins exposés. La raison est structurelle. L’IA ne peut pas en effet exercer ces métiers à distance.
En 2025, le PDG de Palantir conseillait publiquement aux travailleurs de « devenir plombier » pour traverser la vague IA. L’étude Anthropic lui donne en partie raison, mais pour des raisons plus profondes qu’un simple conseil de carrière. Ce n’est pas une question de niveau d’études ou de salaire. Il s’agit d’un ancrage dans le monde physique. Un mécanicien qui diagnostique une panne sous le capot ou un cuisinier qui ajuste une sauce à la dernière seconde opèrent dans un registre que l’IA ne peut pas encore atteindre.
Ce que cette étude change pour votre avenir professionnel
Selon l’étude Anthropic, les anciens critères ne tiennent plus. Un métier répétitif ou non créatif, qualifié ou non n’est pas exposé automatiquement à l’IA. Ce qui compte désormais, c’est si le métier s’exerce sur un écran ou dans le monde physique. L’IA bouleverse les métiers, mais ce sont surtout les métiers numériques qui sont les plus menacés. La frontière entre le physique et le numérique constitue aujourd’hui la vraie ligne de partage.
- Partager l'article :
