Google travaille sur une nouvelle puce, Frozen v2, qui intégrera directement son modèle Gemini dans le matériel. Selon le média spécialisé The Information, cette approche vise à réduire les coûts d’inférence et à optimiser les serveurs internes de l’entreprise.
D’après les infos du média, Google développe un processeur dédié pour améliorer l’efficacité matérielle de son modèle de langage Gemini. Le but est de diminuer la puissance de calcul nécessaire du langage, selon toujours le média.
Frozen v2 va-t-elle remplacer les TPU ?
Non, pas du tout. Cette nouvelle puce ne viendra pas remplacer les Tensor Processing Units (TPU). Google ajoute juste une gamme de circuits à son arsenal selon les informations publiées. Les TPU restent utilisés pour d’autres tâches, tandis que Frozen v2 cible spécifiquement Gemini.
Un porte-parole de Google Cloud a précisé que l’entreprise conçoit son matériel et ses logiciels ensemble. Cela va bien au-delà d’un simple CPU maison. Jeff Dean, le scientifique de Google DeepMind, voulait au départ « figer » les poids du modèle. L’équipe a au final préféré graver l’architecture dans le silicium, pour éviter une obsolescence trop rapide. La puce Frozen v2 offre ainsi une bonne flexibilité opérationnelle.
Quels gains d’efficacité pour Alphabet avec la puce Frozen v2 ?
Alphabet table sur une efficacité énergétique 6 à 10 fois supérieure. Le matériel produira au final 6 à 10 fois plus de jetons par watt, selon le rapport de The Information. L’industrie souffre en ce moment d’une pénurie de puissance de calcul. Cela engendre un refus de contrat externe de Google Cloud, d’après la publication.
Le déploiement de Frozen v2, prévu pour 2028, devrait soulager ces tensions. En Bourse, la nouvelle est plutôt bénéfique pour la maison mère de Google. L’action d’Alphabet a en effet grimpé de 1,51 % lundi, pour atteindre 351,99 dollars.
Une stratégie qui justifie les gros investissements
Cette initiative permet aussi de justifier les dépenses massives de Google. Les analystes prévoient qu’Alphabet investira entre 180 et 190 milliards de dollars dans l’IA cette année. Des montants qui avaient initialement fait grincer des dents chez les investisseurs, rappelle The Information.
L’entreprise arrive à réduire ses coûts avec un bon contrôle de la chaîne de technologie, rapporte le média. C’est un point crucial, surtout que NVIDIA détient 80% du marché des processeurs IA. Il Google cherche vraiment des solutions pour réduire sa dépendance envers ce fournisseur selon les analyses des experts.
La course aux puces s’accélère chez les géants tech
Google n’est pas le seul à jouer cette carte. Plusieurs firmes technologiques créent leurs propres processeurs. OpenAI a dévoilé Jalapeño, une puce dédiée au calcul inférentiel. Anthropic de son côté étudie un partenariat avec Samsung pour la fabrication.
Dans ce contexte, Bloomberg News rapporte que Google a récemment repoussé la sortie d’une version de Gemini pour améliorer ses capacités en programmation. La stratégie matérielle de Google vise donc à sécuriser sa position technique, conclut le rapport.
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