AI Act : qui doit piloter l’IA dans une petite entreprise ?

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Depuis le 2 août 2026, l’AI Act est entré dans une phase d’application concrète. Pour Jean-François Deldon, CEO de Yakadata, les TPE et PME doivent mieux savoir quels outils circulent dans l’entreprise, quelles données leur sont confiées et quelles règles encadrent leur usage.

L’intelligence artificielle s’est installée avant que des procédures précises existent. Assistant génératif pour les commerciaux, chatbot côté support, outil de synthèse pour les réunions : la pile logicielle s’est étoffée vite. Cette dispersion pose une question simple : qui sait réellement ce que chaque outil reçoit et produit ? Les nouveaux pouvoirs de contrôle européens obligent les directions à regarder cette couche technologique avec davantage de méthode.

Le choix des outils IA : une décision d’entreprise

Depuis le 2 août, l’AI Office peut demander des informations aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général, accéder à certains modèles pour les évaluer et réclamer des mesures correctives. Les pratiques interdites peuvent entraîner une sanction jusqu’à 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires mondial annuel.

Cela ne signifie pas que chaque PME porte toutes les obligations prévues pour les grands modèles. En revanche, l’entreprise cliente doit mieux connaître les services qu’elle achète. Conditions d’utilisation, traitement des données et possibilités de contrôle prennent une autre dimension lors du choix d’un fournisseur.

AI Act : qui doit piloter l’IA dans une petite entreprise ?

Données et transparence changent la gestion de la stack

Les nouvelles règles de transparence concernent certains systèmes interactifs et contenus générés par IA. Les utilisateurs doivent notamment être informés lorsqu’ils dialoguent avec certains chatbots ou agents artificiels.

Pour une équipe B2B, la question devient opérationnelle. Le marketing peut employer plusieurs générateurs, tandis que le support et les commerciaux testent leurs propres assistants. Sans inventaire interne, personne ne possède forcément une vue complète des données transmises à ces services.

Jean-François Deldon insiste sur ce décalage. Selon lui, l’IA atteint un niveau de responsabilité comparable à la cybersécurité ou à la protection des données. Les petites structures ne disposent pas toujours des mêmes équipes spécialisées que les grands groupes.

AI Act : qui doit piloter l’IA dans une petite entreprise ?

Le dirigeant : arbitre de choix techniques

Dans une TPE, ces décisions remontent souvent au dirigeant : quel outil autoriser, quelles données exclure, comment informer un client ou quand exiger une validation humaine.

« Aucune TPE ne devrait avoir à affronter cette transformation seule », résume Jean-François Deldon. Le CEO de Yakadata défend un accompagnement centré sur des situations concrètes plutôt que sur une lecture abstraite du règlement.

Pour les entreprises B2B, l’AI Act accélère un chantier déjà visible : remettre de l’ordre dans une stack IA construite par accumulation. La difficulté consiste désormais à savoir quels outils sont utilisés, par qui, avec quelles données et sous quelles règles.

Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.

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