L’IA dans le commerce change déjà la manière dont les consommateurs découvrent les produits, parfois avant même de visiter une boutique en ligne. En France, 47 % des entreprises adaptent leurs fiches produits aux assistants IA et 33 % déploient déjà l’IA agentique dans plusieurs fonctions.
L’intelligence artificielle modifie la façon dont les consommateurs trouvent des produits et préparent leurs achats. Selon la quatrième édition de l’étude State of Commerce de Salesforce, les entreprises françaises placent désormais l’IA en tête de leurs priorités. Le phénomène dépasse les outils internes : assistants conversationnels, LLM et moteurs enrichis par l’IA prennent une place croissante dans la découverte des produits, avant même la visite d’un site.
Les assistants IA bousculent la recherche produit
L’étude repose sur 3 450 professionnels du commerce, 4 689 consommateurs et plus de 1,5 milliard d’acheteurs analysés dans 37 pays. Salesforce observe une hausse de 200 % sur un an du recours aux agents IA comme point de départ d’un parcours d’achat.
Entre août 2025 et mai 2026, la découverte via les canaux propres aux marques a reculé de 7 %. Les moteurs de recherche classiques perdent 15 %, tandis que les nouveaux canaux progressent de 38 %.
En France, 47 % des entreprises adaptent leurs descriptions produits au langage naturel. Elles sont 45 % à suivre les mentions de leur marque dans les réponses des LLM. Par ailleurs, 44 % retravaillent leurs contenus pour les requêtes conversationnelles et 42 % transmettent leurs flux aux plateformes de recherche IA.
Caila Schwartz, responsable des analyses sur le commerce agentique chez Salesforce, résume le risque : « Si une marque est absente de cette première conversation, elle risque donc de disparaître du parcours avant même qu’il ne commence. »
L’IA agentique dépasse la phase de test
À l’échelle mondiale, 28 % des organisations utilisent déjà l’IA agentique. 44 % supplémentaires prévoient de l’adopter dans les six prochains mois. En France, 33 % des entreprises concentrent leurs efforts sur un déploiement dans plusieurs fonctions ou équipes. Seules 7 % privilégient encore l’expérimentation. Le point faible se situe ailleurs : 32 % des organisations ont entièrement défini leurs indicateurs et KPI liés à l’IA.
Bruno Katz, directeur général adjoint de Salesforce France, estime que les entreprises avancent moins vite que les consommateurs. Elles doivent d’abord disposer de données fiables, de systèmes connectés et d’équipes capables d’exploiter ces ressources.
Les données clients freinent encore le passage à l’échelle
L’IA dans le commerce dépend fortement de la qualité des données disponibles. Or, seules 27 % des organisations disposent de données clients entièrement unifiées entre ventes, service, marketing et commerce.
En France, 42 % des entreprises qui ont unifié leurs données constatent une hausse du taux de conversion. La même proportion signale une baisse des coûts opérationnels. 40 % observent aussi une meilleure fidélisation et une gestion plus efficace des stocks et commandes.
L’écart demeure net entre les usages visibles de l’IA et les fondations techniques nécessaires. Pour les entreprises, l’enjeu porte désormais sur la fiabilité des données, leur circulation et la capacité à mesurer les résultats.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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