L’IA fait grimper les densités de puissance et complexifie le refroidissement. Les centres de données doivent accélérer leurs chantiers sans sacrifier leur fiabilité.
Selon Tom Barath, responsable du développement commercial des centres de données chez Victaulic, la progression des charges liées à l’IA oblige les constructeurs à revoir certaines méthodes d’installation. Les racks dépassent désormais largement les niveaux habituels de puissance, tandis que le refroidissement liquide gagne du terrain dans les infrastructures hyperscale et dédiées à l’IA.
Des racks beaucoup plus exigeants en refroidissement
Les charges cloud et d’entreprise traditionnelles se situaient entre 8 et 12 kW par rack. Les grappes d’IA dépassent désormais fréquemment 30 à 80 kW. Cette hausse modifie les besoins thermiques. Le refroidissement par air atteint ses limites face à ces charges.
Le refroidissement liquide gagne donc du terrain. Près de la moitié des opérateurs déploient désormais du refroidissement liquide direct pour les racks à haute densité. Les installations nécessitent davantage de tuyauteries et une distribution renforcée. Les circuits doivent rester fiables avec des conduites proches d’équipements sous tension.
La vitesse d’installation, un vrai défi
L’accès à l’énergie constitue déjà une contrainte forte pour les nouveaux centres de données. Les équipes doivent composer avec la main-d’œuvre et des calendriers serrés. Les raccordements à brides mobilisent beaucoup d’heures. Chaque jonction demande un alignement précis, plusieurs boulons et un contrôle du serrage. Le soudage ajoute des travaux à chaud.
Une étude de la Mechanical Contractors Association of America apporte un chiffre précis. Sur un centre de données de 8 MW, le passage de vannes à brides à des vannes rainurées a réduit l’installation de 5 800 à 460 heures-homme. L’assemblage mécanique rainuré utilise des tuyaux rainurés, un raccord, des boulons et un joint. La méthode évite le soudage.
Préfabrication et modularité gagnent du terrain
Pour Tom Barath, la constructibilité doit intervenir plus tôt dans la conception des centres de données. Les méthodes d’installation, la main-d’œuvre et l’adaptabilité pèsent sur les délais de mise en service. La préfabrication déplace une partie du travail vers des environnements d’usine contrôlés. Les modules peuvent y être assemblés et testés avant leur arrivée sur le chantier. Cette organisation réduit le travail sur site et facilite les contrôles.
Les raccordements mécaniques rainurés peuvent aussi simplifier les inspections grâce à une confirmation visuelle de l’assemblage. La capacité à modifier ou étendre les circuits sans arrêter les systèmes prend aussi du poids. Avec des racks plus puissants et des architectures thermiques plus complexes, les réseaux de refroidissement prennent une place croissante dans la conception des centres de données. La méthode d’assemblage pèse alors sur le calendrier, la maintenance et l’évolution future des installations.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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