L’intelligence artificielle au service de la médecine : l’essai clinique du pEVAC-PS

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Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont développé le pEVAC-PS, premier vaccin expérimental entièrement conçu par un algorithme IA et testé chez l’homme. Selon un communiqué officiel de cette institution, ce candidat-vaccin a terminé son essai clinique de phase I au Royaume-Uni. Cette méthode axée sur la création de vaccins par IA s’inscrit parmi les avantages de l’intelligence artificielle appliqués à la pharmacologie moderne pour accélérer la découverte de cibles thérapeutiques.

Les vaccins classiques injectent un agent pathogène atténué ou un fragment antigénique pour entraîner l’organisme. Cependant, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle que les mutations régulières des virus réduisent l’efficacité des formules initiales. Pour corriger ce problème, l’équipe du Laboratoire de zoonoses virales de Cambridge emploie l’informatique afin d’anticiper ces variations génétiques. Les résultats cliniques figurent dans une étude publiée par la revue médicale Journal of Infection. Le public peut déjà  accéder gratuitement à l’Intelligence Artificielle en ligne pour analyser ces bases de données biomédicales ouvertes.

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L’entraînement de l’algorithme sur les données de sarbecovirus

L’étude du Journal of Infection indique que les scientifiques ont alimenté le modèle informatique avec les séquences génétiques de tous les sarbecovirus connus (SARS-CoV-2, SRAS de 2003 et virus de chauve-souris). À partir de ces informations génomiques, la machine a identifié un « super-antigène » composé de fragments stables qui ne mutent pas. Par contre, l’intégration de ces technologies numériques va au delà de la création de vaccins par IA. L’analyse informatique révolutionne la surveillance de la santé à distance grâce au suivi automatisé des constantes physiologiques des sujets.

Comment l’intelligence artificielle permet-elle de créer un vaccin universel ?

L’intelligence artificielle crée un vaccin universel en cartographiant les zones moléculaires immuables communes à plusieurs virus d’une même famille. Dans le communiqué de l’Université de Cambridge, le chercheur Jonathan Heeney précise que le programme repère des failles constantes dans la structure des agents pathogènes. Le système immunitaire apprend ainsi à cibler des segments stables. Cette technique élimine le besoin de modifier la composition du produit à chaque nouveau variant. Les scientifiques utilisent déjà cette plateforme pour concevoir des outils contre la grippe et le virus Ebola.

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Quels sont les résultats du premier essai clinique sur les humains ?

L’essai de phase I démontre que le vaccin pEVAC-PS ne provoque aucun effet indésirable grave. Les chercheurs ont mené les tests sur un échantillon de 39 sujets sains. Le protocole du Journal of Infection détaille l’administration par une injection sans aiguille selon quatre dosages distincts. L’analyse sanguine montre que les anticorps dévéloppés par les sujets tests sont capables de se lier à différents sarbecovirus. Les auteurs notent toutefois que la réponse immunitaire reste modeste. Les participants avaient déjà une immunité contre le SARS-CoV-2.

Les étapes de développement et la structure DIOSynVax

L’équipe médicale planifie un essai clinique de phase II pour évaluer l’efficacité du pEVAC-PS sur un échantillon plus large. Pour accélérer le développement des vaccins, l’Université de Cambridge annonce la création de l’entreprise dérivée DIOSynVax. Dans le communiqué de l’établissement, le professeur Saul Faust rappelle l’enjeu de ces études. Cela consiste à développer ce vaccins avant les épidémies pour protéger les populations avant la prolifération d’un nouvel agent pathogène.

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