ChatGPT vient récemment de bénéficier d’une mise à jour de sa mémoire, certes. Mais OpenAI n’envisage pas de préserver tous les journaux d’utilisateurs. Cela malgré une décision judiciaire l’obligeant à conserver tous les journaux ChatGPT. Ces derniers incluent les discussions supprimées par les utilisateurs. Ainsi que les données sensibles collectées via son service API destiné aux entreprises.
Cette mesure fait suite à une plainte de plusieurs médias, qui accusent OpenAI de violation de droits d’auteur. Selon eux, la société aurait détruit des éléments de preuve importants.
Dans un document transmis au tribunal, OpenAI conteste la procédure. L’entreprise affirme qu’elle n’a pas eu la possibilité de répondre avant que l’ordre ne soit donné.
OpenAI explique également que le juge lui a imposé de préserver et de séparer toutes les données de sortie qui auraient normalement été supprimées, y compris celles déjà effacées.
Sam Altman et ses équipes demandent alors à être entendue lors d’une audience pour tenter de faire annuler cette ordonnance, qu’elle juge injustifiée.
Le tribunal a-t-il pris cette décision d’imposer à OpenAI de conserver les journaux ChatGPT à la hâte ?
C’est du moins ce qu’a indiqué OpenAI en soulignant que la décision de justice a été prise trop à la hâte.
Il s’agirait d’ailleurs d’une décision qui a été prise uniquement sur la base de suppositions émises par le New York Times et d’autres plaignants.
OpenAI estime en effet qu’il n’y a jusqu’ici aucune preuve solide qui justifiait une telle mesure.
Elle ajoute que cette ordonnance l’empêche désormais de respecter les choix de ses utilisateurs en matière de vie privée. Celle de pouvoir supprimer les conversations.
Mais le mal est fait et ce blocage n’épargne personne. Tous les utilisateurs sont concernés. À savoir ceux qui utilisent la version gratuite de ChatGPT. Mais aussi les abonnés Plus et Pro, ainsi que ceux qui utilisent ses services via l’API.
Parallèlement, OpenAI demande l’annulation de la décision. Du moins tant que les plaignants, dont les médias, n’ont pas prouvé qu’il est absolument nécessaire de conserver tous les journaux de discussions.
L'affaire qui oppose le New York Times et OpenAI (l'entreprise qui détient chatgpt) démontre une nouvelle fois l'importance de la confidentialité des données.
— Diabolo Fraize (@chlorophyllipte) June 6, 2025
Je ne comprends pas que des fleurons de l'industrie FR utilisent des systèmes américains type la suite Microsoft. https://t.co/o2hYN88jXp pic.twitter.com/G6NU2byOQm
En tout cas, les utilisateurs s’inquiètent pour leur vie privée
Depuis que l’ordonnance a été rendue publique, de nombreux utilisateurs ont exprimé leur inquiétude sur les réseaux sociaux.
Sur LinkedIn ou encore X, des professionnels du numérique, des consultants et des experts en cybersécurité tirent la sonnette d’alarme.
Pour eux, cette décision pourrait nuire à la confidentialité des données échangées avec ChatGPT, notamment celles partagées via l’API.
Certains vont jusqu’à parler de rupture de confiance. Des voix affirment d’ailleurs que cette mesure risque de compromettre les contrats passés entre OpenAI et les entreprises qui utilisent ses services.
D’autres alertent les utilisateurs sur le fait que leurs conversations pourraient être consultées. Cela même s’ils ont choisi de ne pas les enregistrer ou s’ils utilisent le mode temporaire.
En bien y réfléchir, je pense que la méfiance va grandir. Plusieurs spécialistes recommandent déjà de se tourner vers des alternatives jugées plus respectueuses de la vie privée, comme Mistral AI ou Google Gemini.
Le message est donc clair. Et tant que la conservation forcée des données reste en place, il vaut mieux éviter de partager des informations sensibles avec ChatGPT.
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