SAS et AWS ont profité de la conférence AI Enterprise, organisée le 1er septembre 2026 à New York, pour aborder la confiance et la gouvernance de l’intelligence artificielle. Leur intervention accompagnait la publication de la deuxième édition du Data and AI Impact Report de SAS, dont les analyses sont étayées par IDC.
Les entreprises savent désormais développer des solutions d’intelligence artificielle. Le véritable défi consiste à les déployer largement sans perdre le contrôle sur leur fonctionnement, leurs données et leurs résultats.
C’est le message porté par SAS et Amazon Web Services lors de la conférence AI Enterprise. Les deux partenaires veulent déplacer le débat au-delà des expérimentations techniques. Leur priorité porte désormais sur la création de systèmes d’IA fiables à grande échelle.
La confiance devient un enjeu de passage à l’échelle
Pour SAS, les organisations ne sont plus principalement freinées par leur capacité à concevoir des outils d’IA. Elles doivent maintenant déterminer dans quelles conditions ces technologies peuvent rejoindre les processus opérationnels.
Diana Rothfuss, directrice mondiale du marketing produit pour les services financiers chez SAS, estime que la difficulté réside désormais dans la confiance accordée à l’IA. Cette confiance conditionne le passage d’un prototype isolé à un système utilisé dans plusieurs équipes ou métiers.
Une entreprise peut tester un modèle sur un périmètre limité sans bouleverser son organisation. Le déploiement à grande échelle impose davantage de garanties. Les données doivent être adaptées, les modèles doivent fonctionner dans un cadre opérationnel clair et les responsabilités doivent être définies.
Selon SAS, cette transition repose donc sur trois fondations : les données, les modèles opérationnels et les cadres de gouvernance. La gouvernance ne doit plus rester une discussion théorique menée en parallèle des projets. Elle doit être intégrée au fonctionnement quotidien des systèmes.
L’enjeu est également économique. Une solution peut être techniquement performante sans produire les résultats attendus dans l’entreprise. La confiance devient alors un élément déterminant pour transformer un investissement expérimental en usage durable.
Un rapport consacré au lien entre confiance et retour sur investissement
La table ronde organisée avec AWS coïncidait avec la publication de la nouvelle édition du Data and AI Impact Report de SAS. Il s’agit de la deuxième édition annuelle de ce travail, dont les analyses sont soutenues par IDC.
Le rapport examine notamment le rôle de la confiance dans le retour sur investissement de l’IA. Cette approche cherche à comprendre dans quelle mesure une organisation peut obtenir des résultats concrets lorsqu’elle dispose de mécanismes suffisamment solides pour encadrer ses outils.
L’étude s’intéresse également à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans différents secteurs. SAS annonce la publication de statistiques et de chiffres clés sur l’adoption de ces technologies, sans détailler dans son annonce les résultats complets présentés lors de la conférence.
Un autre volet porte sur l’IA agentique et ses usages en entreprise. Cette évolution ajoute de nouveaux enjeux de gouvernance, car ces systèmes peuvent intervenir dans des processus plus étendus et enchaîner plusieurs actions pour atteindre un objectif.
À mesure que les outils gagnent en autonomie, la confiance ne dépend donc plus seulement de la qualité d’une réponse. Elle concerne aussi les actions réalisées, les données mobilisées et la possibilité pour l’organisation de superviser le processus.
"The top 1% user is spending $903 per month on AI… The median is spending $25." a16z’s Olivia Moore breaks down who actually pays for AI, under 5% of US consumers, with the top 10% of them driving half the revenue: "About half of Americans report using AI, and about 25% think they’re interacting with AI on close to a daily basis." "The spending data is much more concentrated." "Our Yipit panel shows around 4.5% of US consumers are paying a subscription to an AI product. Some other sources say as low as 2% or 2.5%. It is expanding, that’s doubled from a year ago." "Even within that top 4.5% who do spend, the top 10% of those are more than half of the revenue, and the top 1% are 20% of the revenue… The top 10% of users are driving this market." "We could also see what products they’re actually spending on. Probably unsurprisingly, it was mostly developer tools, productivity tools, creative tools, things used to build, make, sell." @omooretweets
— a16z (@a16z) October 5, 2026
Un partenariat technologique déjà engagé depuis 2023
La présence commune de SAS et d’AWS à la conférence s’inscrit dans une collaboration plus large. SAS appartient au réseau de partenaires AWS et les deux entreprises ont annoncé un accord de collaboration stratégique en 2023.
Cet accord vise à rapprocher les logiciels de données et d’intelligence artificielle de SAS des technologies cloud d’AWS. L’objectif consiste à proposer des solutions sectorielles accessibles dans l’environnement choisi par les clients.
Cette stratégie repose notamment sur SAS Viya, la plateforme de données et d’IA native du cloud de l’éditeur. Elle est disponible sur AWS et par l’intermédiaire d’AWS Marketplace.
SAS Viya Workbench est également proposé sur la place de marché d’Amazon. Cet environnement fournit aux développeurs et aux professionnels de la donnée un espace de travail à la demande pour concevoir leurs projets.
Le partenariat comprend aussi SAS Customer Intelligence 360, une plateforme d’engagement client reposant sur l’IA. SAS propose enfin des services gérés hébergés sur AWS, réunissant ses logiciels, son assistance et son expertise.
Ces offres montrent que le débat sur la confiance ne se limite pas à une déclaration d’intention. SAS et AWS disposent déjà d’une base technologique commune pour déployer des applications dans le cloud.
SAS will be in New York on Sept. 1 for the AI Enterprise Conference, where we’ll join AWS to unpack how trust is the key to scaling AI effectively. We’ll also reveal the second iteration of SAS’ Data and AI Impact Report, with insights supported by IDC. https://t.co/1RfJkkDXqg https://t.co/Iw5Mz9FcvA
— John Carey (@johnnocarey) August 28, 2026
La gouvernance doit désormais produire des résultats concrets
Le message défendu à AI Enterprise traduit une évolution du marché. Les entreprises ne cherchent plus seulement à démontrer qu’un modèle peut fonctionner. Elles doivent prouver que l’IA peut être exploitée de manière fiable dans la durée.
Cela suppose de relier la gouvernance aux opérations. Les règles doivent accompagner la conception, le déploiement et l’utilisation des systèmes, plutôt que d’intervenir une fois les outils déjà installés.
La confiance devra aussi être mesurable. Le nouveau rapport de SAS entend précisément rapprocher cet enjeu des résultats économiques, de l’adoption sectorielle et du développement de l’IA agentique.
La prochaine étape consistera à observer comment les entreprises traduiront ces principes dans leurs projets. Pour SAS et AWS, la réussite de l’IA ne dépendra plus uniquement de ses performances techniques, mais de la capacité des organisations à maintenir la confiance lorsque les usages changent d’échelle.
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