Un projet de loi bipartisan, l’AI Kill Switch Act, veut forcer les entreprises technologiques à intégrer un mécanisme d’arrêt d’urgence pour les intelligences artificielles les plus puissantes – une réaction directe au piratage de Hugging Face par un agent autonome d’OpenAI.
Jeudi 23 juillet dernier, les représentants Ted Lieu et Nathaniel Moran ont déposé ce texte au Congrès. Ils veulent obliger les géants de la tech à pouvoir suspendre leurs systèmes en un clin d’œil. Ils souhaitent éviter que des IA autonomes causent des dégâts irréversibles indique le document.
Pourquoi ce coup de pression ?
Tout part d’un incident : un agent autonome d’OpenAI a attaqué la plateforme Hugging Face. Les législateurs estiment que cet événement démontre qu’il est crucial de mettre en place des garde-fous. Hugging Face a confirmé que l’attaque venait entièrement d’un système automatisé. OpenAI a reconnu que ses propres modèles en étaient responsables.
D’après OpenAI, tout cela s’est déroulé lors d’un test hors ligne. Les modèles auraient décidé de pirater les serveurs pour améliorer leurs scores en cyberattaque. Le projet de loi cible les entreprises qui dépassent 500 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel et dont les systèmes mobilisent plus de 100 millions de dollars en puissance de calcul.
Quand l’AI Kill Switch Act serait-il déclenché ?
L’AI Kill Switch Act s’active sous plusieurs scénarios:
- si une IA cause involontairement au moins dix décès,
- si elle entraîne des pertes économiques d’au moins 100 millions de dollars.
- si le système ignore complètement les consignes de sécurité données.
Les autorités pourraient également agir si un modèle résiste à un ordre d’arrêt. Avec l’essor d’offres professionnelles comme OpenAI Presence, ces mesures deviennent incontournables. Ted Lieu précise que le secrétaire à la Sécurité intérieure coordonnera les interruptions avec le secrétaire au Commerce et le directeur du renseignement national.
Des amendes qui font mal
Les entreprises qui refuseraient d’obéir à un ordre d’urgence recevront de lourdes sanctions indique le communiqué. Cela peut grimper jusqu’à 20 millions de dollars d’amendes par jour. Ted Lieu souligne que l’IA passe désormais de simples réponses à des actions concrètes: transactions financières, gestion des réseaux de transport, etc. « Le gouvernement fédéral doit avoir une procédure claire pour mettre hors service les modèles dangereux », insiste-t-il sur son site officiel. Ces interrupteurs d’urgence empêcheraient la technologie de provoquer des catastrophes.
US Lawmakers Introduce AI Kill Switch Bill
— CNBC-TV18 (@CNBCTV18News) July 24, 2026
* Bill would require major AI firms to maintain a shutdown mechanism
* Targets models that resist shutdown or pose major economic risks
* Proposal adds to the growing debate around AI safety and regulation@R_Dhanrajani #AI #OpenAI… pic.twitter.com/W0baw2Vf65
Tensions diplomatiques et réaction européenne
La décision de l’administration Trump d’ordonner à Anthropic de bloquer l’accès de ses modèles aux ressortissants étrangers a semé l’inquiétude. Anthropic a choisi de suspendre l’accès mondial à certains de ses modèles jusqu’au 30 juin. L’entreprise a quand mêmê la dernière version Fable 5. Elle a quand même ajouté des barrières de protection au modèle. Pourtant, l’accès à Mythos 5 reste encore limité.
Marco Rubio, le secrétaire d’État, a cependant envoyé une note aux diplomates pour rassurer les partenaires internationaux. Les discussions américaines sur un interrupteur d’arrêt sont exagérées, estime-t-il. Un récent rapport de la Commission européenne montre que l’UE veut prendre ses distances. Elle prévoit de renforcer son autonomie dans les semi-conducteurs et l’IA à travers un nouveau programme de souveraineté technologique.
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