Un même site e-commerce a été confié à Google Antigravity, Cursor et Visual Studio Code, avec leurs modèles d’intelligence artificielle par défaut. Les trois outils ont livré un projet fonctionnel, mais Antigravity s’est distingué par son design, son attention aux détails et une meilleure compréhension de l’expérience recherchée.
Créer un site fonctionnel ne suffit plus à départager les assistants de programmation. Lorsque plusieurs outils savent générer des pages, des filtres et un panier, la différence se joue dans les décisions qu’ils prennent sans intervention humaine.
C’est ce que montre un test réalisé avec VS Code, Cursor et Google Antigravity. Soumis à la même consigne, ces environnements ont produit trois interprétations très différentes d’un projet pourtant identique.
Un site e-commerce complexe pour tester les trois outils
Le projet consistait à créer le site d’AUREVI, une marque fictive de parfums haut de gamme. Le cahier des charges comprenait une page d’accueil, un catalogue, des filtres avancés et plusieurs fiches produits.
L’outil devait aussi développer un quiz olfactif interactif, un coffret découverte personnalisable, un panier et une page de paiement de démonstration fonctionnelle.
La même consigne détaillée a été envoyée aux trois solutions, sans traitement particulier. Chaque environnement a conservé son modèle par défaut : GitHub Copilot dans VS Code, Grok 4.7 dans Cursor et Gemini 3.8 dans Google Antigravity.
Les modèles Claude et GPT n’ont pas été utilisés. Le résultat compare donc autant les interfaces et les méthodes de travail que les modèles choisis automatiquement par chaque plateforme.
Cette limite est importante. Il ne s’agit pas d’un benchmark scientifique, mais de l’expérience d’un seul utilisateur sur un projet précis.
Cursor termine rapidement mais manque de raffinement
Cursor a été le plus rapide pour générer l’ensemble du site. Il a correctement interprété les instructions et livré une plateforme fonctionnelle sans difficulté majeure.
Le résultat respectait aussi l’identité attendue. La palette beige, la typographie et les différentes nuances donnaient une certaine cohérence à l’ensemble.
La finition visuelle restait toutefois en retrait. La page d’accueil paraissait correcte, mais sans atteindre l’aspect premium attendu pour une marque de parfums de luxe.
Certaines icônes semblaient génériques. Les illustrations des produits manquaient également de précision et de personnalité.
Cursor a donc rempli la mission technique, mais sans produire le niveau de créativité ou de soin visuel qui aurait permis au projet de réellement se distinguer.
I created the same complex website in VS Code, Cursor, and Google Antigravity; only one worked like a senior developer https://t.co/YyJIiEuLQZ https://t.co/CVdqBAS5U0
— XDA (@xdadevelopers) October 19, 2026
VS Code et Copilot ont progressé, avec quelques défauts visibles
Le résultat obtenu avec GitHub Copilot dans VS Code a dépassé les attentes du testeur. L’outil a suivi presque toutes les consignes et utilisé le navigateur intégré pour vérifier le fonctionnement du site.
Cette capacité à tester le projet constitue un progrès notable. Copilot ne s’est pas contenté de générer des fichiers : il a aussi participé à la validation du résultat.
Plusieurs problèmes sont néanmoins apparus pendant l’examen détaillé. La typographie était trop petite dans une grande partie de l’interface, obligeant l’utilisateur à intervenir manuellement.
Les images de produits étaient également trop basiques et parfois mal proportionnées par rapport à la mise en page. Pour un site de parfumerie haut de gamme, cette faiblesse réduisait fortement l’impact visuel.
VS Code s’est ainsi montré presque aussi efficace que Cursor sur l’exécution générale. Mais il n’a pas atteint la précision attendue dans la présentation.
Antigravity fait la différence dans les détails
Google Antigravity s’est imposé grâce à la qualité globale de son design. Dès l’ouverture du site, Gemini 3.8 semblait avoir mieux compris l’univers luxueux demandé.
La section « Acheter par ambiance » utilisait notamment plusieurs combinaisons de dégradés, adaptées aux différentes familles de parfums. Ces variations donnaient une identité propre à chaque catégorie sans surcharger l’interface.
Le quiz olfactif bénéficiait lui aussi d’une présentation claire et structurée. Sur la page d’accueil, une animation discrète faisait flotter le flacon de parfum, ajoutant une sensation de finition professionnelle.
Ces éléments ne représentaient pas les fonctions principales du cahier des charges. Ils ont pourtant donné l’impression qu’Antigravity raisonnait comme un développeur attentif à l’expérience utilisateur, et pas seulement comme un générateur de composants.
Les images de produits restaient perfectibles, comme chez ses deux concurrents. Mais ce défaut n’a pas suffi à effacer son avance.
Ce comparatif montre que les assistants IA savent désormais produire des applications complètes à partir d’une seule consigne. Leur véritable différence apparaît ensuite dans les choix créatifs, la hiérarchie visuelle et les détails que l’utilisateur n’a pas besoin de réclamer explicitement.
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