On pensait que l’IA était éternelle, mais un compte à rebours tourne déjà en silence. Une loi fiscale américaine méconnue agit comme une bombe à retardement pour Microsoft, Google et Nvidia. La date de la détonation ? Le 1er janvier 2031.
C’est le secret le mieux gardé de Wall Street. Alors que Microsoft, Google, Meta et Amazon brûlent 300 milliards de dollars en 2025 pour construire des data centers pharaoniques, tout le monde se demande : quand est-ce que ça s’arrête ? Quand est-ce que la bulle IA éclate ?
La réponse ne dépend pas de la technologie, mais de la fiscalité. Une mesure introduite par Donald Trump agit comme une drogue dure sur les géants de la Tech. Et le sevrage est prévu pour 2031.
Le « Code de triche » fiscal des GAFAM
Pourquoi dépenser sans compter alors que le chinois DeepSeek prouve qu’on peut faire de l’IA pour moins cher ? Parce que c’est (presque) gratuit.
En 2017, le Tax Cuts and Jobs Act a introduit une règle magique : l’amortissement immédiat à 100 %.
En clair, quand xAI dépense 150 milliards pour son supercalculateur, l’entreprise peut déduire la totalité de la somme de ses impôts l’année même, au lieu d’étaler ça sur 10 ans.
C’est un gigantesque cadeau fiscal qui transforme les dépenses d’infrastructures en optimisation de trésorerie.
En d’autres termes, l’IA est devenue le plan de relance officieux de l’économie américaine. On prévoit 1 000 milliards de dollars de dépenses dans les 5 prochaines années. Une frénésie artificielle dopée aux réductions d’impôts.
Alors que l'on parle énormément de la potentielle bulle de l'IA, il faut répéter inlassablement que les bulles, c'est très bien.
— Joan Larroumec (@larroumec2733) November 25, 2025
C'est la thèse brillamment défendue par un livre sorti l'année dernière "bubles and the end of stagnation" qui étudie quelles sont les circonstances… pic.twitter.com/R3QJUVsxiG
Le mur du 1er janvier 2031
Le problème, c’est que la fête a une date de fin. La loi budgétaire « Big Beautiful Bill », qui a prolongé ce dispositif, expire en 2031.
À cette date précise, l’avantage fiscal disparaît. Dépenser des milliards en cartes graphiques Nvidia deviendra soudainement beaucoup plus coûteux pour les bilans comptables.
Selon James Thorne du fonds Wellington-Altus, c’est le point de rupture : « L’impulsion de liquidité reste soutenue jusqu’en 2030, mais le scénario par défaut est un arrêt brutal. »
Krach ou atterrissage en douceur ?
Si les revenus de l’IA (les vrais bénéfices, pas les promesses) ne sont pas au rendez-vous d’ici là, le réveil sera brutal.
Le successeur de Donald Trump se retrouvera face à un dilemme cornélien. Celui de prolonger le cadeau fiscal alors que le déficit américain explose, ou fermer le robinet et risquer de faire éclater la plus grosse bulle financière de l’histoire.
Cela dit, on a 5 ans pour nous préparer à l’éclatement de la bulle IA. Mais en attendant, restez connecté et abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières nouvelles du secteur.
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