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RoboCop : de la fiction à la réalité – Tout savoir

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RoboCop est une franchise américaine de science-fiction et l’un des meilleurs films sur l’IA et la robotique. Aujourd’hui, le concept n’est plus uniquement que fictif. En effet, les robots qui font la loi existent bel et bien.

Au-delà de leurs aspects fictif et satirique, les films sur l’intelligence artificielle ou la robotique peuvent nous en apprendre beaucoup sur ces technologies. La vision futuriste des réalisateurs peut également inspirer les scientifiques d’aujourd’hui à développer des dispositifs plus avancés. Mais tout n’est pas toujours à prendre, parce que ces films nous montrent également des côtés moins attrayants des robots. Nous vous invitons à redécouvrir l’univers de RoboCop, tant dans les films que dans la réalité.

RoboCop (1987)

RoboCop est un film de science-fiction américain réalisé en 1987 par Paul Verhoeven, avec les scénaristes Edward Neumeier et Michael Miner. Dans le rôle principal d’Alex Murphy alias RoboCop joue Peter Weller. Les autres acteurs dans les rôles secondaires incluent Nancy Allen, Daniel O’Herlihy, Ronny Cox, Kurtwood Smith et Miguel Ferrer. 

L’histoire traite avant tout de la robotique, étant donné que le personnage principal est un cyborg créé pour faire régner l’ordre à Detroit. Mais elle aborde également différentes thématiques, notamment l’humanité, la mort, la corruption, le capitalisme ou encore la politique.

Sa sortie en juillet 1987 a valu au film de gagner 53,4 millions de dollars et il a remporté de nombreux prix dont un Oscar et des Saturn Awards. Suite à son succès, RoboCop est devenue une franchise comprenant des suites ainsi que des séries télévisées, des séries animées, des jeux vidéo, des bandes dessinées et différentes marchandises.

L’intrigue

L’histoire prend place dans un futur dystopique dans la ville de Detroit dominée par la criminalité et la crise financière.

L’origine du projet RoboCop

La société OCP (Omni Consumer Products) se voit attribuer le contrôle de la ville et de la police. Présidé par Dick Jones (Ronny Cox), l’OCP travaille sur un robot destiné à faire respecter la loi appelé ED-209. Après l’échec du projet, Bob Morton (Miguel Ferrer), un cadre inférieur, en présente un nouveau baptisé RoboCop.

Dans le quartier Metro West, l’officier Alex Murphy et sa coéquipière Anne Lewis (Nancy Allen), ont pour mission de suivre une bande de criminels dirigée par Clarence Boddicker (Kurtwood Smith). L’officier Murphy est assassiné à la suite d’une embuscade et son cadavre est mis à la disposition de l’OCP afin que Morton réalise son projet RoboCop. L’officier Murphy ressuscite donc et devient un cyborg qui n’a aucun souvenir de son ancienne vie.

Affecté à Metro West, RoboCop mène alors une campagne violente mais efficace contre les criminels. En tant que robot, celui-ci est régulièrement soumis à des maintenances. Au cours de l’une d’entre elles, le cyborg fait un cauchemar sur la mort de l’officier Murphy. Il rencontre ensuite Lewis qui l’a déjà reconnu et qui l’appelle par son véritable nom.

Le retour de Murphy

En patrouillant en ville, il arrête Emil Antonowsky, un membre de la bande de Boddicker. Emil reconnaît RoboCop comme Murphy et confirme avoir participé à son assassinat. Cet événement pousse le cyborg à fouiller dans la base de données de la police pour identifier les associés d’Emil et pour trouver des informations sur Murphy lui-même. Il va ensuite rendre visite à son ancienne maison où les souvenirs de sa femme et de son fils ainsi que d’autres éléments lui reviennent.

Par la suite, il part traquer le reste de la bande de Boddicker et, après avoir été brutalement agressé, ce dernier finit par avouer travailler pour Dick Jones. RoboCop tente de tuer le chef de la bande, mais sa programmation l’en empêche. De même, il tente d’arrêter Jones, mais une des directives de sa conception l’empêche de s’attaquer à un dirigeant de l’OCP. Jones déploie un ED-209 pour détruire RoboCop qui s’échappe. Mais sous l’ordre de l’OCP, la police le rattrape en lui causant beaucoup de dommages. C’est alors que Lewis l’aide à s’échapper et à se réparer.

Plus tard, la police sous-financée et en sous-effectif se révolte contre l’OCP. De son côté, Jones continue de traquer RoboCop en libérant le gang de Boddicker et d’autres armes hyper puissantes. Après une violente bagarre, la bande finit par perdre et RoboCop réussit à tuer Boddicker.

De retour à l’OCP, le cyborg confronte Jones lors d’une réunion du conseil d’administration. Il révèle également son implication dans l’assassinat de Morton. Comme dernière tentative, Jones prend le vieil homme en otage (PDG de l’OCP), ce qui conduit à son renvoi. Cela annule la directive 4 et RoboCop finit par lui tirer dessus.

RoboCop, la franchise

Suite au succès du premier film, RoboCop est devenu une franchise incluant d’autres films ainsi que des séries télévisées et d’autres types d’œuvres médiatiques.

Les suites de RoboCop

RoboCop 2 est sorti en 1990 et a été réalisé par Irvin Kershner. Le cyborg est confronté à un nouveau robot créé pour le remplacer. Dans RoboCop 3 (1993), réalisé par Fred Dekker, le rôle de Peter Weller est endossé par Robert John Burke. En 2014, José Padilha réalise un remake du film original avec Joel Kinnaman dans le rôle principal.

Mais les autres films ont connu beaucoup de critiques négatives, notamment le remake de 2014. Par ailleurs, un nouveau volet intitulé RoboCop Returns serait actuellement en cours de réalisation et serait une suite directe du tout premier film.

Les séries TV sur RoboCop

Un an après le premier film (1988), la première série RoboCop voit le jour et il s’agit d’une animation américaine. Entre 1998 et 1999, une autre série animée RoboCop : Alpha Commando est réalisée faisant suite à la première.

En 1994, une série télévisée est réalisée au Canada avec Richard Eden dans le rôle du cyborg. Elle prend place 4 ans après les événements du premier film et ne fait aucune allusion au deuxième et au troisième film. Dans RoboCop : Prime Directives (2002), le cyborg est interprété par Page Fletcher.

Les autres œuvres de la franchise

Plusieurs jeux vidéo ont été développés entre 1988 et 2003, dont l’un d’entre eux confronte RoboCop au célèbre cyborg Terminator (1993). Un nouveau jeu développé par Teyon intitulé RoboCop : Rogue City sortira en 2023.

Le film a également inspiré une nouvelle intitulée RoboCop 2 : A Novel (Ed Naha). Par ailleurs, plusieurs bandes dessinées dont Avatar Press, Dynamite Entertainment et Boom ! Studios ainsi que des comics Marvel et Dark Horse ont été publiés.

Le cyborg a fait d’autres apparitions dans des parcs d’attractions, des publicités et même dans d’autres films et jeux vidéo.

La réception

Avec un budget de 13 millions de dollars, le premier film a généré 53,424 millions de dollars. L’ensemble des quatre films a rapporté 388,791 millions de dollars dans le monde entier. RoboCop (1984) a connu un franc succès avec un score de 90 % sur Rotten Tomatoes, de 67/100 sur Metacritic et une note A – sur CinemaScore. Quant aux autres films, ils n’ont pas véritablement connu la même réception sur les mêmes plateformes. Respectivement, leurs notes sont comme suit : RoboCop 2 (30 % ; 42/100 ; B-), RoboCop 3 (6 % ; 40/100 ; B+) et le remake de RoboCop (48 % ; 52/100 ; B+).

Les critiques

Concernant la réalisation, les critiques définissent une combinaison de satire sociale, de philosophie et d’actions. Pour certains, comme le Washington Post, un autre réalisateur que Verhoeven n’aurait pas pu faire mieux pour le premier film. Néanmoins, d’autres critiques tels que Dave Kehr et le Chicago Reader dénoncent un manque de rythme, de tension et d’élan.

Quant à la distribution des rôles, la performance de Weller a été saluée par le Washington Post et Roger Ebert. Il aurait, selon eux, réussi à susciter la sympathie malgré son allure. Pour Variety, Nancy Allen était l’unique source de chaleur humaine dans RoboCop.

Un autre aspect largement critiqué dans le film était l’excès de violence que certains critiques ont décrit comme étant comique. Pour le Los Angeles Times, ces scènes ont créé des expériences sadiques et poignantes.

Enfin, le Washington Post a déclaré que le monde a besoin de RoboCop.

Ce que RoboCop nous dit sur la robotique

Notons que lors de la conception de RoboCop, l’OCP a établi une liste de directives principales sur lesquelles se base l’opérationnalité du cyborg. Il s’agit notamment de « servir la confiance du public », de « protéger les innocents » et de « respecter la loi ». Une autre directive inconnue de RoboCop lui-même stipulait que « toute tentative d’arrestation d’un employé supérieur d’OCP entraîne sa mise hors service ». Cela nous rappelle entre autres les trois lois de la robotique d’Isaac Asimov.

Par ailleurs, RoboCop (2014) nous donne un aperçu de l’utilisation non éthique des robots. Afin de protéger les humains contre les robots, des chercheurs de l’Engineering and Physical Sciences Research Council du Royaume-Uni ont instauré des principes éthiques. Ces lois empêchent l’utilisation des robots en tant qu’armes, sauf pour des raisons de sécurité nationale. Elles soulignent également que leur conception doit se faire dans le respect de la loi et de la vie privée. Enfin, elles abordent des questions de responsabilité éthique.

En d’autres termes, la franchise RoboCop nous fait prendre conscience de l’importance du développement éthique et responsable des technologies telles que l’IA et la robotique.

La menace des robots tueurs

De nos jours, les robots tueurs ne sont plus fictifs, mais existent réellement. Il s’agit de dispositifs autonomes déployés par les armées et des agences spatiales de différents pays. Par exemple, Roskosmos (Russie) a lancé en 2019 le projet FEDOR, qui nous fait penser inévitablement penser à RoboCop. En effet, les deux robots du projet manient des armes et peuvent tirer avec précision.

Aux États-Unis, c’est la DARPA qui développe des projets innovants pour l’armée. Par exemple, en collaboration avec Boston Dynamics, elle a créé une mule robotisée pour servir les soldats.

Mais la véritable question est de savoir si les robots autonomes doivent être armés. Bien que ces dispositifs soient programmés pour protéger les humains, il arrive qu’une défaillance technique conduise à des accidents mortels. C’est ainsi qu’en 2020, lors d’une guerre civile en Libye, un drone autonome a causé la mort d’un soldat.

Pourtant, lors de la Convention des Nations Unies en décembre 2021, les pays membres n’ont pas réussi à se mettre d’accord au sujet des armes autonomes létales. Certains pays continuent de les développer et de les tester en prétextant des mesures défensives.

RoboCop dans la vraie vie ?

Les robots tueurs proposent donc de protéger la vie des gens tout en les menaçant. Néanmoins, ce n’est pas uniquement là l’application du concept de RoboCop dans la vraie vie. Avant tout, le cyborg a été conçu pour faire régner l’ordre dans une ville.

Tenant compte de cela, nous pouvons affirmer qu’il existe réellement des robots qui travaillent au service de la police. 

L’un d’entre eux patrouille dans les rues de Dubaï en scannant les visages jusqu’à 20 mètres de distance pour signaler des infractions. Singapour teste également un robot patrouilleur appelé Xavier œuvrant au service de la santé et de la sécurité publique.

RoboCop a probablement inspiré d’autres projets similaires dans d’autres régions du monde. Espérons que leur utilisation se limitera à la protection de l’humanité sans la mettre en danger.

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